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Floriane Davin // Artiste / vidéaste / plasticienne
19H
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION COLLECTIVE “REPLIQUES”_I
Anatoly Anikin_Simon Guiochet_Vaida Budreviciute_Louise
Morin_
Ronan Chevillé_Hélène Leflaive_Sébastien Bocquet_Dorothée
Buffetaut_
Floriane
Davin_Isabelle Henrion_Lise Rivoalen_Estelle Chaigne_
Pierre Moizan_Kirill Kravtsov_Magda
Morowiec
Le mouvement de Répliques vient de l’autre. Donne-moi la réplique s’il te plaît. Raconte quelque
chose. Il y aura du silence, certainement.
Répliques mentales d’un scénario. Répliques d’une catastrophe ou d’une nouvelle-attaque
Variations infinies.
Ce seront les Répliques d’un collectif éphémère.
Il s’agit de quelques esquisses des possibilités lancées par Répliques, constituées
d’éternels voyageurs et autres chercheurs d’or. Pas l’or qui repose à l’ombre des pipelines mais celui qu’on trouve dans les flaques de boues ou dans la rouille, à force d’user son regard
en territoires traversés. Répliques, c’est aussi savoir décrypter l’oracle hopi des tortues qui roulent sur des rubans qui font le tour de la terre. Lancés à grandes vitesses, les guetteurs
des bas côtés répercutent un appel et se font guides des sources précieuses.
Les images qu’on retient se mutent et se diluent.
Faire évoluer la matière et la transformer, à partir de rencontres et d’un langage commun visuel
inventé. Créer des actes qui naissent de récupérations, et qui se transmettent et se transforment de lieu en lieu.
Les conséquences d’actions poétiques se répercutent. Lunaires, les réseaux se développent pour
former une constellation : performances, improvisations, expérimentations et expériences venant de pays lointains présentées par les artistes du collectif.
Nul mot d’ordre n’a été lancé pour nous réunir dans ce lieu, mais un mouvement a pris corps : un
tronc commun, celui d’aller chercher au loin puis d’aller répercuter l’écho de nos pas.
+INFO
PERFORMANCES:
RETRO PICTURALE_Pierre Moizan_Saphi
SOLO BUTO_Annie Lam +INFO
CONCERTS
4 Marches Plus Bas_Duo Jazz
Nocturne_Indus +INFO
Série de 8 Photographies
couleur, 40/60 chacune
2011
En visite au Zoo de Berlin, ces cages vides de toutes présence n'ont pas pu échapper à l’objectif. Ces huit images mettent en place un jeu de rythmes et de couleurs, à travers leurs
similitudes et leurs différences. Mais c’est avant tout un manque qui s’en dégage.
Coincé entre notre projection dans cet espace et l’impossibilité d’y pénétrer, rein que part le fait du grillage et la frontalité de l’image, un sentiment nous envahit. En effet c’est au coeur de
cette contradiction que nous somme renvoyer autant à la condition des animaux, qu’a notre condition humaine.
Alors que son existence est scientifiquement prouvée, personne n’a jamais pu aperce- voir l’ile d’Oodaaq. Menant une existence quelque part
entre réalité et imaginaire, elle devient ainsi métaphore de l’image vidéo et photographique. Le référent de ces dernières étant la plupart du temps réel et concret, son image est par
essence artifi- cielle, immatérielle, manipulée et manipu- lante. Le décalage par rapport à la réalité – peu importe par quel moyen il est atteint – permet de créer des discours poétiques
sur notre environnement. Mais souvent, le sujet – si sujet il y a – devient prétexte pour mener une réflexion sur le médium meme de la vidéo et de la photographie.
La Sélection Vidéos Oodaaq 2011 présente ainsi différentes manières d’aborder le mé- dium de la vidéo. Captations simples d’ac- tions
en rupture avec certaines habitudes, narrations poétiques, superpositions de temporalités et d’espaces, création d’images de synthèse, étirements ou compressions de la durée, incrustations
numériques et ana- logiques, jeux avec des références cinémato- graphiques ; un ensemble pluriel qui définit un champ du possible, et joue avec les codes d’un langage poétique et
artistique.
Iván Torres Hdez Constancy – 7’19
Nicolas Bergstrom Hansen & Valdemar Lindekratz Excavation n° 2 – 5’
Tieri Rivière Firinga – 1’07
Céline Le Nezet Homo bulla – 1’01
Thomas Daveluy Port – 2’25
Floriane Davin Berlin S42 – 1’
Mathieu Cortin Dérive – 3’48
Simon Guiochet Comprecion – 3’49
Tomas Stark & Marko Bandobranski Sensation Guardian Happy Home – 5’39
Viktor Landstrom Spirit – 1’40
Marion Brossard Sans Titre – 4’31
L’exposition de deux pratiques permet de croiser des processus de créations et de recouper des esthétiques propres à chacun. Un projet qui
fait dialoguer un travail photographique et un travail vidéo, un paysage réel et irréel. Face à ces deux traitements de l’Environnement qu’elle position pouvons nous adopter aujourd’hui, que ce
soit en tant qu’artistes ou en tant que spectateur? L’exposition Dérive(s) plonge dans une quête de soi au coeur d’un paysage se (dé)voilant par l’expérience que nous en faisons.
L’installation Berlin S41 se définit comme une expérience hypnotique du paysage à travers la durée. Ce travail élaboré à
partir d’un seul et unique plan fixe, joue des capacités d’étirement et de dilatation du temps à son extrême. Le flottement dans lequel le spectateur se trouve est un voyage mentale qui perturbe
la relation aux images. A travers l’abstraction du paysage on se situe en dehors des références identitaires, sociales, spatiales, historiques ou d’actualités en tout genre, on est devant un
autre ordre, qui est l’ordre indiciel, l’ordre physique, l’ordre de la force et non plus de la forme. L’atmosphère ambiante joue son rôle de pause, en contrepoids aux stimuli habituels, ce qui
affect le spectateur dans son comportement. La tension entre réel et imaginaire laisse le spectateur en suspension.
Du 21 au 25 mars 2011
Du Mardi au vendredi
de 15h à 19h et sur rendez-vous.
Vernissage le lundi 21 mars, 18h30
École régionale des Beaux-arts
Galerie des étudiants.
34, rue Hoche
35 000 Rennes
Si les images, les gestes du quotidien structurent et maintiennent notre monde, c'est tout d'abord la manière de le percevoir qui importe. C’est à travers la caméra, l’appareil photo, les installations qu’apparait une simplification de ces espaces quotidiens,et traduit ainsi une réalité étrangère proposant une vision du monde, à la fois abstraite, douce et organique. L’abstraction du paysage permet de se situer hors de toutes références, et ainsi d’etre face à l’ordre de la force et non plus de la forme. Force du temps, des couleurs, des sons, il s’agit alors de dépasser les limites de notre environnement pour aller au-delà des formes habituelles de perception et de sensation, et de donné du temps au temps, dans cette société où tout s’accélère. Ce bouleversement devient matière à interroger et accentue notre présence physique au monde transformant ainsi la relation que nous entretenons avec celui-ci.
florianedavin@gmail.com